Les deuxième et troisième ruées vers l’or

Photo noir et blanc montrant un homme en train de nettoyer la plaque d’un bocard.

Comparativement à la frénésie de la première ruée vers l’or, la deuxième et la troisième ruée vers l’or se sont déroulées de façon calme et méthodique, et ont rapporté beaucoup plus d’or. Des societies d’exploitation ont été formées et le nombre de concessions individuelles a diminué. Au lieu de briser la roche en morceaux à la main à l’aide d’un marteau, on a commencé à utiliser la dynamite. L’utilisation du mercure et du cyanure pour concentrer l’or du minerai et des machines plus efficaci

La possession d’une mine d’or

Certificat de capital actions visant 2 500 actions de la Caribou Gold Mining Company.

Certificats de capital-actions de la Caribou Gold Mining Company.

NSA MG 100 vol. 23 no 46.

Minnie Ross Holman, de Rockland, Maine, a acheté les concessions appartenant à la Baltimore & MN Mining Co. et à la NS & Mexican Mining Co. et les a consolidées pour former la Caribou Gold Mine le 30 mars 1908, ce qui fit d’elle la première femme copropriétaire d’une société d’exploitation de l’or en Nouvelle-Écosse.

Régime de redevances

Photo noir et blanc de trois titulaires de concessions de Waverley, N.-É., au haut d’un puits de mine vers les années 1930.

Détenteurs de filons de Waverley, vers les années 1930.

Collection de photographies minières historiques du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse 1870c-1960c.

Une autre façon d’extraire l’or du sous-sol consistait à faire appel à des mineurs détenteurs de filons, c’est-à-dire des particuliers ou de petits groupes d’hommes qui fouillaient de petites parcelles de terre louées de societies propriétaires des concessions minières du district aurifère. Le régime de l’attribution de l’exploitation de filons a contribué au maintien de l’extraction de l’or au cours des années maigres, mais il ne s’est pas avéré avantageux pour l’industrie dans son ensemble, car l’extraction minière se faisait à petite échelle et négligeait les gîtes d’or plus profonds. Il accordait par ailleurs peu d’attention à la sécurité et au nettoyage .

Combien d’or a-t-on produit?

Graphique illustrant la quantité d’or produite en Nouvelle-Écosse depuis 1862, exprimée en onces troy.

Graphique illustrant la quantité d’or produite en Nouvelle-Écosse depuis 1862, exprimée en onces troy. La première ruée vers l’or (1861-1876) produit 208,942.85 oz t, la deuxième ruée vers l’or (1882-1903) produit 497,842.75 oz t, et la troisième ruée vers l’or (1935-1943) produit 154,319.7 oz t.

Graphique illustrant la quantité connue d’or produit au cours de chacune des trois ruées vers l’or néo-écossaises. Il faut savoir que l’or trouvé n’était pas toujours déclaré. L’or découvert n’a pas été enregistré dans sa totalité, car les mineurs mettaient parfois de l’or dans leurs poches lorsqu’ils quittaient les mines pour la journée, malgré l’œil vigilant des directeurs de mine. Dans le même ordre d’idées, les sociétés pouvaient ne pas déclarer toute leur production pour éviter de payer les redevances gouvernementales. La loi oblige tous les producteurs de minéraux de la province à payer une redevance sur leurs produits. La redevance correspond à un pourcentage de la valeur du minéral, de sorte que plus les sociétés produisaient d’or, plus elles devaient payer des redevances élevées. Il est largement reconnu qu’une quantité substantielle d’or n’a pas été déclarée.

Le krach boursier d’octobre 1929 et la Grande Crise ont probablement joué un rôle dans l’avènement de la troisième ruée vers l’or, car l’or se porte généralement bien dans les périodes de récession. Par contraste, la production d’or a nettement fléchi durant les deux guerres mondiales.

L’once troy

Les banques pesaient l’or pour lui donner une valeur de rachat brute basée sur la valeur de l’once troy. L’once troy, un type de mesure du poids provenant indirectement de l’ancien système monétaire romain, constitue la norme mondiale utilisée pour peser l’or et fixer son prix. L’once troy correspond à 31,3 grammes. Une once avoirdupois, le type d’once utilisé dans les pèse-personnes, équivaut à 28,3 grammes.

Photographie d’une balance peson à ressort, de poids et d’un coffre en bois.

Balance utilisée par le passé par les banques pour peser l’or.

Musée de l’industrie I2010.12.1a-i

On utilise encore les onces troy pour peser l’or et fixer son prix parce que la London Bullion Market Association utilise des balances à fléau mécaniques pour peser l’or. Les balances mécaniques mesurent l’or en onces troy – les balances électroniques se sont avérées peu fiables pour mesurer l’or avec exactitude.