Prisonniers dans la mine de Moose River, 1936

Schéma illustrant l’emplacement des hommes prisonniers et le trajet de l’équipe de sauvetage.

Le 12 Avril 1936, trois hommes de Toronto étaient emprisonnés sous terre : le propriétaire de la mine et avocat Herman Magill, son partenaire, le Dr David E. Robertson, et le pointeau de la mine, Alfred Scadding.

Une fois calmé le rugissement de la roche et du bois qui s’écrasaient, les trois hommes endurèrent un déversement d’eau provenant du haut de la mine et la montée de l’eau au-dessous d’eux. Dix-huit heures plus tard, quand leurs lampes s’éteignirent, ce fut l’obscurité totale. Le brûlage du bois d’une caisse de dynamite leur procura un peu de chaleur et un peu de lumière pendant quelques heures, mais pour se tenir au chaud, ils se serrèrent surtout les uns contre les autres et ils demeurèrent à l’écoute de signes de sauvetage.

À mesure que le temps passait, leurs articulations devenaient raides et leurs jambes, engourdies. L’humidité rendait leurs pieds de plus en plus douloureux. Les hommes craignaient surtout d’être écrasés parce que le toit au-dessus d’eux gémissait et grondait.

Photographie d’un groupe d’hommes réunis autour d’Allister Bowman en train d’écouter les hommes prisonniers dans la mine.

L’employé de la Maritime Tel & Tel, J. Allister Bowman, utilise des écouteurs pour capter les paroles des hommes emprisonnés qui ont communiqué avec la surface au moyen d’un microphone descendu jusqu’à eux par un trou foré jusqu’à 120 pi de profondeur. La fabrication par la MT&T d’un microphone d’une si petite taille dans un intervalle de temps aussi court était une réalisation impressionnante.

NSA: N-318

Leur moral faiblissait, mais il remonta quand Billy Bell ouvrit un long et étroit portail de communication qui leur permit de recevoir de petites quantités de nourriture et de médicaments, des vêtements imperméables et une lampe de poche, il on descendit un microphone jusqu’à eux et les hommes purent parler à leurs femmes et fournir de l’information aux coordonnateurs du sauvetage. Celui-ci semblait imminent, mais l’attente persista et leur santé se détériora.

La vue de l’eau d’un étang en surface à proximité en train de disparaître à l’intérieur de la mine a motivé les sauveteurs à travailler rapidement, sachant que le risque de noyade était imminent pour les hommes emprisonnés sous eux.

Photographie d’un groupe de sauveteurs debout près d’un étang.

Groupe de sauveteurs de Moose River debout près de l’endroit où l’affaissement de la mine avait causé un effondrement du terrain et lentement drainé un étang à l’intérieur de la mine.

Catherine Godwin no. 2

Le septième jour, Magill mourut d’une pneumonie. Plus de 150 personnes se relayaient maintenant par quarts de travail, risquant leur vie pour enlever les débris et créer avec soin un puits de sauvetage sans causer d’éboulements catastrophiques.