Découverte

Dessin du symbole mi'kmaq de l'or.

Le symbole mi’kmaq de l’or.

Le Capitaine L’Estrange, un officier de l’armée britannique, a effectué la première découverte officiellement documentée d’or en Nouvelle-Écosse en 1858 à Mooseland, pendant qu’il chassait l’orignal en compagnie des guides micmacs Joe Paul, Noel Louis et Frank Cope.

Photographie en atelier de John Gerrish Pulsiver avec paysage en arrière plan peint par Frederick B. Nichols.

John Gerrish Pulsifer, personne qui a déclenché la première ruée vers l’or de la Nouvelle-Écosse. Photo de W. Case, du Service des archives et de la gestion des documents de la Nouvelle-Écosse.

Photo by W. Case. NSA: N-15.

Deux ans plus tard, John Gerrish Pulsifer, dirigé par les guides micmacs Joe Paul, James Paul et Francis Paul, a découvert de l’or dans un bloc rocheux de quartz, dans le même secteur, à Mooseland. La découverte a déclenché la première ruée vers l’or en Nouvelle-Écosse.

Alexander Heatherington écrivit en 1868 l’ouvrage, Guide pratique à l’intention des touristes, des mineurs, des investisseurs et de toutes les personnes intéressées à mettre en valeur les champs aurifères de la Nouvelle-Écosse, qui renferme un compte rendu coloré de Pulsifer de la façon dont il a découvert de l’or et enregistré sa découverte.

« Pendant que je m’occupais de mes affaires, j’ai cru apercevoir du quartz dans le ruisseau à proximité. J’ai cassé la pierre au moyen de mon marteau et j’ai découvert dans les fragments des morceaux d’or proéminents. J’ai ensuite vérifié s’il y en avait d’autres. Il y avait dans presque tous les morceaux que je cassais, vous savez, du quartz qui renfermait plus ou moins d’or. J’ai ensuite décidé d’apporter mes échantillons à la ville et j’ai donné congé aux Indiens. C’était le dernier jeudi ou vendredi de mai 1860. Les Indiens sont prêts à jurer qu’aucun Blanc n’a jamais découvert d’or là auparavant. M. Howe était secrétaire provincial à l’époque. Il n’a tout d’abord pas voulu croire que j’avais trouvé les échantillons, mais lorsque je lui eus prouvé que je ne mentais pas et que je lui eus demandé de m’accorder une concession gouvernementale pour exploiter la mine, il m’a répondu « de retourner chez moi et de m’occuper de mes vieilles godasses. »

Pulsifer poursuit ainsi :

« J’ai passé l’hiver sur ma ferme à Musquodoboit, où on m’a harcelé jour et nuit pour me demander comment on pouvait se rendre à Mooseland, quel aspect avait le quartz et où on pouvait en trouver, de sorte que je n’ai pas eu un instant de répit et que j’ai souvent souhaité qu’on ne me mentionnerait jamais plus le mot or. M. Howe s’est rendu à Tangier en personne pendant l’été et il a ensuite publié une lettre recommandant aux gens de retourner chez eux, car il n’y avait pas suffisamment d’or là pour faire un dé à coudre. Cependant, le printemps de l’année suivante, en 1861, on ne pouvait plus empêcher les gens de s’y rendre et le gouvernement a dû reconnaître qu’il existait de l’or. Le district a été établi au cours du mois de mai, puis toutes les autres découvertes ont suivi par la suite. J’ai connu dix hommes qui ont rapporté 140 onces en l’espace d’une quinzaine de jours. Le prince de Galles s’est vu remettre un jonc fabriqué d’or de la Nouvelle-Écosse. Le gouvernement n’a jamais rien fait pour moi, mais il m’a payé 20 $, comme à n’importe qui, pour une petite concession de 20 pieds de largeur sur une partie du jalon. J’ai présenté une pétition à la Chambre (d’assemblée) par l’entremise d’Adam G. Archibald, demandant d’être reconnu comme découvreur du premier district exploité, mais je n’ai jamais obtenu satisfaction. »