Broyage de l’or

Aquarelle des années 1860 illustrant l’un des bâtiments de bocards de Goldenville réalisée par Frederick Nichols.

L’or a d’abord été extrait à la main, à l’aide d’un marteau et d’un pic, ou d’une batée à or. La dynamite a commencé à être employée dans les années 1870. Elle a permis aux mineurs de creuser plus profondément pour trouver l’or.

Arrastre

La première utilisation de machines durant la ruée vers l’or a eu lieu dans une mine d’or souterraine de Tangier dans les années 1860. La machine, appelée un arrastre (bocard à pilon primitif), utilisait une pierre géante fixée à un bras en bois pour broyer la roche renfermant de l’or.

Illustration d'un arrastre, une machine qui utilisait une pierre géante fixée à un bras en bois pour broyer la roche renfermant de l'or.

Illustration d’un bocard à pilons (arrastre).

Un arrastre était une machine simple, actionnée par des animaux ou des moteurs, qui avait pour but d’accélérer le broyage du minerai de quartz. On mettait le minerai au fond de l’arrastre, sur lequel étaient placées de grosses roches. Les roches écrasaient le minerai, le broyant et libérant l’or.

Photographie noir et blanc de deux hommes à côté d’une pierre plate qui constituait jadis la base d’un arrastre.

Un prospecteur de Mooseland, Eldon Cameron (coiffé d’un chapeau), et un prospecteur inconnu examinent, vers 1936, une pierre plate qui servait de base à un petit arrastre. Conçu et construit par un Mi’kmaq de la région dont on ignore le nom, l’arrastre servait à broyer le quartz aurifère à Mooseland au début de la première ruée vers l’or. La pierre se trouve toujours là, près de l’emplacement historique de la première découverte d’or.

Photographie gracieusement fournie par Sterling Prest.

Les bocards

Photographie d’un bocard et d’un chevalement-abri relié par des rails surélevés.

Bocard à 20 pilons et chevalement-abri, mine d’or de Guffey-Jennings, district aurifère de Caribou, 1897. Photographie d’E.R. Faribault. Photo no 5293 de la Commission géologique du Canada.

Photographie d’E.R. Faribault. Photo no 5293 de la Commission géologique du Canada.

Les arrastres ont été remplacés par les bocards à pilons, des machines géantes qui broyaient la roche renfermant de l’or. Les bocards étaient communément dotés de batteries de cinq pilons et les exploitations les plus importantes pouvaient posséder 10 batteries ou 50 pilons. Le martèlement du minerai par les pilons pouvait se faire entendre à des distances de plusieurs milles.

Dans les vidéos qui suivent, Annie Blois Smith, fondatrice du Musée du patrimoine de Waverley et petite fille de Cornelius Blois, l’un des découvreurs d’or à Waverley, explique comment l’or est extrait d’une mine et comment fonctionne un bocard. Vous pouvez également visionner les vidéos sur YouTube. Lakeview Gold Mine and Bocard.

La mine d’or de Lakeview

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AUDIOSCRIPT

Ceci est une photographie sur le mur de la mine d’or de LakeView. Elle montre le chevalement abri au sommet de la colline. L’or à l’intérieur du quartz est remonté à partir des différents niveaux que vous apercevez sur cette illustration. On l’apporte à la surface et on le met graduellement dans le bâtiment au sommet, là où se trouve le chevalement abri, puis on l’apporte du chevalement abri au broyeur, où il est fragmenté au moyen des bocards et concassé en sable fin. On extrait ensuite l’or du sable.

Nous passerons aux bocards pour que vous voyiez de quelle façon cela se fait.

Bocard

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Pour commercer, voici une réplique de l’aspect qu’a un bocard dans une mine. Lorsque le quartz arrive du chevalement abri on l’apporte dans un wagon et on le déverse sur ce qu’on appelle une « table de triage ». Si des morceaux de quartz sont trop gros ou ne conviennent pas au tri au moyen du système, on les enlève de la table de triage.

Puis les roches – je les appelle des roches, mais il s’agit de quartz lavé à l’eau – descendent par ces goulottes pour aboutir ici, sous ces…

Voici les bocards qui vont de haut en bas, de haut en bas, et qui concassent le quartz en sable. Chacun des bocards à l’intérieur d’un véritable broyeur pèse au moins 800 à 1 000 livres, à titre de renseignement sur la puissance et le poids nécessaires au concassage du quartz.

Ils broient le quartz en sable; l’eau fait couler le sable dans les goulettes ici bas. Celles ci sont doublées d’un certain genre d’acier traité au mercure. Le mercure retient l’or et le sépare du sable.

Puis, lorsqu’une certaine quantité d’or s’est accumulée sur les plateaux, on le prélève pour l’apporter à la fonderie, où on le fait fondre en lingots ou en pépites.