Frederick B. Nichols

Paysage à l’aquarelle illustrant un bâtiment en bois sur une crête déboisée.

Nichols, qui est né en 1824 à Bridgeport, au Connecticut, est surtout renommé comme graveur et ingénieur minier. Il a travaillé comme apprenti graveur à New York avant de lancer sa propre entreprise vers 1845. Il inventa et breveta un procédé de gravure en relief en 1848, mais il abandonna la gravure en 1858 pour travailler sur des inventions. Nichols déménagea en Nouvelle-Écosse en 1865, intéressé en particulier par nos champs aurifères et il travailla dans la province comme chimiste, ingénieur minier et professeur de géologie. Il retourna en 1884 à New York, où il revint à la gravure pendant une année. En 1906, il avait pris sa retraite à Bridgeport.

Il est probable que les travaux de Nichols comme ingénieur minier aient conduit à la production de la série d’aquarelles illustrant certains des principaux districts d’extraction de l’or et centres industriels de la Nouvelle-Écosse. Ses antécédents en gravure pourraient l’avoir amené à songer à utiliser ses croquis comme base de gravures pour publiciser les champs aurifères de la Nouvelle-Écosse.

Aquarelle d’un paysage montrant deux mineurs en train de manœuvrer un treuil au-dessus d’un puits de mine.

District aurifère d’Oldham, Whitehead, N.-É. Frederick B. Nichols, vers 1870.

AGNS: 2011.264

Nichols est, à titre d’artiste amateur typique de son époque, infiniment influencé par les modes paysagistes du milieu des années 1800, une extension des plans qui ont eu une telle importance dans la documentation du Canada. Nichols a choisi de peindre des paysages industriels idylliques au moyen d’une palette douce et sereine réduisant l’impact visuel de l’industrie sur le milieu terrestre. Peu de détails figurant à l’intérieur des images rendent le spectateur conscient d’autres aspects que le charme des scènes de beauté pastorale ou d’activité à une distance sécuritaire.

Aquarelle d’un paysage montrant une série de bâtiments en arrière-plan.

Nichols utilisait du papier d’une certaine dimension. Pour obtenir un paysage plus étendu, il peignait deux tableaux en regardant dans deux directions différentes, qu’il réunissait pour présenter une vue élargie du paysage. On appelle « diptyque » deux tableaux ainsi réunis. District aurifère d’Uniacke, en regardant vers le nord-ouest et vers le nord-est. Frederick B. Nichols, vers 1870.

AGNS: 2011.256

Les deux vues du nord-est et du nord-ouest d’Uniacke sont particulièrement charmantes, car elles forment un diptyque d’une scène plus étendue.

Les représentations à l’aquarelle idéalisaient les paysages industriels. Même si on aperçoit quelques bâtiments au loin, les arbres sont absents et quelques dessins montrent des chevalements-abris reconnaissables ainsi que des travailleurs en train de les manœuvrer, mais rien d’autre ne révèle qu’il s’agissait d’une industrie active.