Julius Cornelius

Détail d’un pendentif en forme de croix en or entourée d’une tresse de fleurs de mai et incrusté d’une perle dans la fleur la plus au centre.

Considéré par l’historien et le conservateur Harry Piers comme le « concepteur et le fabricant de bijoux en or le plus artistique et le plus habile que nous avons jamais eu en Nouvelle-Écosse », Julius Cornelius est né le 4 juillet 1825 à Prenzlau, en Prusse (Allemagne).

Après avoir travaillé comme apprenti avec Rhode, un orfèvre de Prenzlau, Cornelius a fréquenté en 1836 l’Académie des arts de Berlin, où il s’est vu décerner la Médaille du Roi pour la conception.

Boucles d’oreille en forme de fleurs en or 14 carats dont le centre est incrusté de grenats, fabriquées par Julius Cornelius.

Boucles d’oreilles, de Julius Cornelius. Or 14 carats, fleur de grenat, bourgeon en or.

Collection historique, NSM : 72.43.2a, b.

Cornelius a poursuivi sa carrière en travaillant à Berlin comme orfèvre et bijoutier de 1842 à 1845, puis il a passé quelques années à Paris, à Londres et finalement chez Tiffany’s à New York. Il a enfin travaillé avec la maison H.D. Morse à Boston jusqu’au moment où il est venu à Halifax en 1855, en même temps que William Herman Newman, un autre bijoutier allemand.

Newman et Cornelius ont formé une société en nom collectif de courte durée, puis en avril 1857, Cornelius s’est annoncé comme bijoutier indépendant. Son annonce offrait « tous les types de bijoux, ornements à cheveux, emblèmes maçonniques, etc. » "

Broche en or avec la conception florale sur les côtés et incrusté d’une perle dans le centre.

Broche en or avec perle, attribuée à Julius Cornelius.

NSM History Collection: 87.92.5

En 1856, il épousa Henrietta Blackadar, fille de Henry Blackadar, avocat et ancien député du comté de Pictou à l’Assemblée de la Nouvelle-Écosse. Les deux conjoints s’étaient rencontrés auparavant à Boston et ils eurent finalement deux garçons et six filles. Vers la fin de sa vie, Cornelius prit sa retraite à New Glasgow parce que sa femme y avait des parents et il mourut en 1916.

L’essor des groupes de miliciens à Halifax en 1859 créa un nouveau marché pour les médailles que se partagèrent les orfèvres locaux. De nombreux prix furent décernés pour des compétitions de tir et Cornelius eut sa part du travail.

Il se mérita de nombreux prix pour son travail. En 1862, certaines de ses pièces ont été exposées à l’Exposition internationale et il remporta le premier prix ainsi qu’un diplôme d’honneur pour le « meilleur assortiment de bijoux ». Lors de l’exposition industrielle de la Nouvelle-Écosse de 1868, il obtint une mention d’honneur dans la catégorie des « meilleurs bijoux exposés fabriqués à l’aide d’or de la Nouvelle-Écosse ». L’exposition attira quatre participants et le premier prix fut attribué à John McCulloch.

Broche en or incrustée de grenats fabriquée par Julius Cornelius.

Broche, de Julius Cornelius. Deux motifs ovales en or reliés et incrustés de grenats.

Collection historique, NSM: 72.43.1

En 1864, Cornelius annonça qu’il offrait les prix les plus élevés pour l’or de la Nouvelle-Écosse. Harry Piers écrivit que Cornelius travaillait « presque exclusivement à l’aide d’or de la Nouvelle-Écosse ». Il était reconnu pour utiliser le motif de la fleur de mai (fleur provinciale de la Nouvelle-Écosse) dans de nombreuses pièces et il favorisait l’utilisation de l’or et des pierres de la province, comme l’améthyste, les agates et les perles d’eau douce. Il grava des immeubles historiques et des points d’intérêt locaux sur des cuillers souvenirs, et il créa des médailles et des insignes pour célébrer les réalisations d’autres Néo-Écossais.