Cartes

Détail d’une carte du port d’Halifax montrant la profondeur du port et des détails de l’établissement.

L’art de la réalisation des cartes géographiques

La forme, les caractéristiques et les ressources (y compris la présence d’or) de la Nouvelle-Écosse n’ont pas été documentés avant que les arpenteurs et les cartographes produisent des cartes. À l’époque, on utilisait les cartes relativement de la même manière que nous utilisons le GPS aujourd’hui, soit pour nous localiser et trouver notre chemin. La description visuelle du relief du terrain en deux dimensions, même si elle était compilée comme source d’information, constituait souvent une forme d’art et elle nécessitait des aptitudes au dessin.

Détail d’un plan dessiné par E. R. Faribault de la structure géographique et géologique et du dépôt du district aurifère de Goldenville.

Détail d’un plan et d’une section du district aurifère de Goldenville, comté de Guysborough, Nouvelle-Écosse.

E.R. Faribault. Carte géologique 645 de l’ancienne série de la Commission géologique du Canada, 1898

La cartographie des districts aurifères

Avec le temps, le raffinement des techniques de cartographie a permis à la Commission géologique du Canada de produire des cartes précises et détaillées des gisements minéraux et d’autres renseignements essentiels à la mise en valeur des ressources et à l’étude scientifique.

E. R. Faribault , qui a été au service de la Commission géologique du Canada de 1882 à 1932, a réalisé des travaux de cartographie détaillée et systématique des roches aurifères principalement le long de la côte sud-est de la Nouvelle-Écosse. Ses travaux ont comporté de laborieux exercices de cartographie de structures géologiques visant à déterminer la position du minerai aurifère. Ce fut une tâche monumentale qui a abouti à la découverte de gisements d’or de taille restreinte innombrables. Faribault devait par ailleurs être un dessinateur habile pour produire les cartes et les sections géologiques des districts aurifères de la Nouvelle-Écosse

W. Malcolm a publié en 1929 un livre Gold Fields of Nova Scotia qui contient des descriptions des champs aurifères ainsi que des illustrations , compilées en grande partie à partir des études sur le terrain de Faribault. Toutes les cartes de Faribault peuvent être explorées et téléchargés par le biais du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse.

L’art de la cartographie

La Commission géologique du Canada avait pour but de documenter pleinement un nouveau pays, mais la cartographie de la Nouvelle-Écosse a débuté beaucoup plus tôt.

Les officiers de l’armée britannique et ingénieurs militaires Samuel Johannes Holland et le colonel Joseph Frederick Wallet Des Barres, postés en majeure partie à Halifax (principale base navale en Amérique du Nord) ont été responsables de la réalisation de deux des plus importants levés d’Amérique du Nord pour le gouvernement britannique : le « levé général du district du Nord » et le « levé de la Nouvelle-Écosse ». Ils ont réalisé entre 1764 et 1775 des levés détaillés à grande échelle de plus de 24 000 kilomètres du littoral de l’Atlantique, du Québec au Rhode Island.

La cartographie de ces secteurs a nécessité des années de travail difficile et épuisant. La capacité des militaires britanniques de réaliser des levés topographiques (terrestres) et hydrographiques (marins) à grande échelle leur a procuré non seulement un avantage tactique, mais en a également fait des chefs de file des sciences en Europe vers la fin du 18e siècle. Les compétences en mathématiques et en dessin se sont avérées cruciales pour ce succès.

Carte complète du port d’Halifax incorporant deux médaillons topographiques de couleur.

Eau-forte peinte à la main d’une carte du port d’Halifax incorporant deux cartes topographiques en médaillon de Joseph DesBarres, vers 1781.

AGNS: 2006.200

Non seulement les levés et les cartes étaient-ils extrêmement exacts, fournissant des renseignements géographiques détaillés – signalant les ressources possibles et offrant des suggestions sur la façon d’utiliser les terres ou de mieux naviguer le long d’un rivage, comme la longitude et la latitude correctes –, mais ils étaient en outre embellis de vues des terres et du littoral cartographié, tous dessinés sur les lieux mêmes . La majorité de ces cartes ont ultérieurement été gravées, imprimées et publiées dans The Atlantic Neptune, considéré comme le principal atlas maritime de l’époque et constitué de quatre volumes, et la Nouvelle-Écosse a joué un rôle prédominant dans la publication.