Gravures

Gravure sur bois de deux hommes debout dans un champ excavé.

Très peu de personnes ont vu les peintures originales réalisées par les artistes au cours des années 1800, mais on utilisait fréquemment les peintures pour créer des gravures pour les journaux et les illustrations de livres. Les gens souhaitaient se renseigner au sujet des nouvelles colonies britanniques et l’impression de versions de ces croquis permettait aux gouvernements britannique et colonial de publiciser des versions idéalisées de terres accueillantes bourgeonnant de possibilités et de richesses. Les relations publiques ne sont rien de neuf et l’art a toujours joué un rôle important pour aider à vendre une vision particulière.

Les gravures constituaient un superbe outil pour annoncer la prospérité nouvelle glanée des champs aurifères, de la Nouvelle-Écosse; elles captaient l’intérêt des investisseurs et des mineurs partout dans le monde.

Pour réaliser une gravure, on creuse un motif sur la surface d’une plaque de métal ou d’un bloc de bois. Le bloc ou la plaque est recouvert d’encre et imprimé sur une page. Pendant les années 1800, les artistes soumettaient des dessins ou des croquis, et le journal remettait les originaux à un graveur – fréquemment de l’autre côté de l’océan!

Gravure illustrant des mineurs d’or en train de marcher entre une « rue » de chevalements-abris en bois et de tentes à Tangier, N.-É.

Gravure sur bois de Nouvelles activités d’extraction d’or en Nouvelle-Écosse : rue de l’or, Tangier, publié dans « l’Illustrated London News », le 14 septembre 1861. Un graveur inconnu a préparé cette gravure à partir d’un dessin du Capitaine Campbell Hardy.

AGNS: 2009.135

Cette séparation entre l’artiste original et le graveur ainsi que les besoins liés aux différents médias font en sorte que l’aquarelle originale et la gravure sont rarement identiques.

 Gravure peinte à la main montrant la vue des collines boisées et des lacs qui s’offre de la ferme de Laidlaw près de Waverley, Nouvelle-Écosse.

Gravure sur bois peinte à la main, Ferme de Laidlaw près d’Halifax, publiée dans le London Illustrated News le 6 décembre 1862. Un graveur – « Smith » – a préparé cette gravure à partir d’un dessin original de W. D. Thompson.

AGNS: 1995.462

La demande de publication d’illustrations obligeait les grands journaux à faire souvent appel à plusieurs graveurs qui travaillaient sur plusieurs blocs de bois pouvant être combinés pour la création très rapide d’une image. On peut distinguer sur certaines gravures des lignes « jointes » à l’endroit où les deux blocs étaient réunis, mais pouvant présenter de légers problèmes d’alignement lors de l’impression. Une fois imprimée, il n’était pas rare que l’on peigne à la main les gravures afin de leur prêter un aspect plus réaliste.